Ce qu’on appelle le « slow furniture » est plus qu’une tendance, c’est un art de vivre. Il s’inscrit dans les mouvements de « slow life », où il est question de se réapproprier nos vies à un rythme plus lent. Si vous aviez besoin de vous convaincre vous-même ou un·e amie, voici les principaux avantages du « slow furniture » à notre sens :

Le slow furniture : un choix écologique

C’est peut-être l’argument le plus évident. Quand on choisit un meuble confectionné selon le mouvement de « slow furniture », on choisit des matériaux responsables et durables. Par exemple, le bois utilisé sera issu de forêts protégées et des essences locales plutôt qu’exotiques. On réduit ainsi son impact environnemental, en choisissant local.

On dépense moins

L’un des principes du « slow furniture » est de conserver au maximum ses meubles et objets décoratifs. Même s’ils demandent un investissement plus grand au départ que des meubles créés en série provenant des pays nordiques, on les amortit en les gardant plus longtemps.

De plus, on achète moins souvent lorsque l’on se met au « slow furniture ». On ne craque plus pour la dernière lampe tendance « qu’il faut absolument avoir » parce qu’on voit au-delà.

Un meuble issu du « slow furniture » ne perd pas de valeur

Un meuble construit avec des valeurs n’en perd pas. De bonne confection, ses qualités ne s’amoindrissent pas au fil des années. Si besoin, vous pourriez revendre un meuble des années après que vous l’ayez acquis, sans perdre d’argent.

Un meuble, plusieurs fonctions

Plutôt que remplacer son meuble, on le déplace, on le module, on le transforme. Il peut aussi changer de fonction, changer de pièce. Car le « slow furniture » ne signifie pas s’asseoir forcément sur ses envies de changement. Ce n’est pas parce que ma table à manger va rester 50 ans dans la maison que je dois m’en servir de table à manger pendant 50 ans. Oui au changement, mais différemment. Cette table à manger pourra devenir une table de bureau ou d’atelier ; quitte à la raboter ou au contraire l’agrandir, ou bien la peindre.

Ancienne table à manger devenue table de travail dans un salon cosy ©Chris Spiegl (via Unsplash)

Trouver son style

Pour aller plus loin dans le point précédent, on peut affirmer qu’en choisissant le « slow furniture », on se lasse moins des meubles et des objets. Étant donné qu’on ne suit pas les tendances, on ne peut pas s’en lasser. Et ne pas suivre les tendances, c’est bien créer la sienne. Un style unique qu’on ne retrouve pas chez le voisin.

Le slow furniture : un choix éthique

Adopter le « slow furniture », c’est dire non à l’industrialisation, à la main d’oeuvre low-cost, aux distances parcourues d’un bout à l’autre de la planète. Privilégier le « slow furniture », c’est dire oui à la préservation de nos forêts, oui au respect de la main d’oeuvre, oui à l’économie locale. On choisit ainsi un commerce équitable en accord avec son éthique.

Donner une identité à ses meubles

Un meuble standardisé qu’on retrouve chez le voisin ne raconte rien, si ce n’est la façon dont on consomme (« fast », donc). Savoir d’où vient un meuble ; qui le fabrique, avec quoi, et comment ; et quel impact cela a sur l’économie locale. Tous ces éléments apportent de la consistance à l’histoire du meuble, une identité. Et cela, avant même qu’il arrive chez soi.

« Slow furniture » : en avant les histoires

Ensuite, le meuble vivra à la maison. S’il est en bois, massif et non plaqué, et comme on sait que le bois est vivant, on voit son mobilier suivre sa propre vie. Reprenons ma table à manger. Avec le temps, les années et les enfants, elle en a vu passer. Je vous raconte : à cet endroit, j’avais posé un peu trop longtemps la marmite encore chaude. Ici, c’est quand un de mes enfants avait fait tomber un couvercle en fonte. Dans ce coin, j’avais l’habitude de remplir des grilles de mots croisés sur le journal… Voyez comment un meuble peut donner de la vie à une pièce, en racontant une histoire avec ses marques qui ne sont pas des défauts.

Commencez petit, voyez plus grand

Choisir le « Slow furniture » fait partie de ces gestes qui changent notre quotidien. Nous les choisissons car ils sont plus en accord avec notre mode de pensée (cf. raison n°6). Passer directement d’une vie sans questions à une vie éco-responsable et « slow life » serait brutale. Alors que faire des choix relativement petits, comme choisir de faire fabriquer son meuble par un artisan local, c’est mentalement plus facile. Et ça a pourtant un grand impact, dans la façon que nous avons de concevoir la vie, et plus globalement sur l’environnement. L’idée n’est pas de jeter précipitamment les meubles « non responsables » que l’on avait achetés avant sa prise de conscience. On prend son temps, on fait son chemin tranquillement puisque ça s’inscrit dans un schéma plus grand. Slow. Life.

Des outils digitaux pour faciliter le “slow furniture”

Le mouvement “slow furniture” n’est pas forcément à mettre en contradiction avec le digital. Au contraire, c’est pour ce genre de mouvement que le digital a tout son intérêt : se servir du numérique pour améliorer nos vies. Le digital au service du mouvement “slow”. Un outil comme LILM est justement un facilitateur de mise en relation entre les artisans et les consommateurs. Nous souhaitons ainsi permettre aux personnes en quête de meubles de qualité de rencontrer l’artisan qui correspond à leurs critères. Prenez votre temps, mais sachez qu’on est là.