Aujourd’hui nous allons aborder le sujet de la transformation du bois massif en bois reconstitué. Ces derniers sont fabriqués à partir de copeaux, de sciages, de placages, … auxquels on vient ajouter des liants naturels et/ou synthétiques et pour certain d’autres additifs … L’objectif de cette transformation est de supprimer les inconvénients du bois naturel, par exemple le gonflement. Par la même occasion on essaye aussi de conserver, voire d’améliorer, les bonnes propriétés du bois. Très pratique dans certain cas : pour une question de légèreté en ce qui concerne l’OSB par exemple. Mais également pour la fabrication de mobilier de salle de bain grâce à la résistance à l’humidité du medium de classe 2. Attention tout de même avec certain de ces matériaux parfois nocifs pour l’environnement et pour l’Homme.

Quels types de bois reconstitué ?

planches de bois massif
© Gadimat

Il existe de nombreux matériaux à base de bois dérivés. Ils sont plus ou moins esthétique et plus ou moins qualitatif en fonction de leur mode de fabrication. Vous avez certainement déjà du utiliser ou entendre parler de ceux présentés ci-dessous :

  • Le contreplaqué : 97 à 98% de bois. Empilage de couches encollées et croisées de placages déroulés, de qualité mécanique supérieure à celles du bois massif et permettant d’utiliser des bois nobles et esthétiques en parement, l’âme étant constituée de bois plus ordinaires.
  • Le MDF : Aussi autour de 88% de bois, plus utilisé dans le meuble et l’agencement du fait d’une faible résistance à l’humidité.
  • Le panneau de fibres : composé à 100% de bois, il assure une isolation thermique et acoustique importante.
  • Les bois aboutés : plus de 99% de bois massifs collés bout à bout avec entures permettent d’éliminer les nœuds et défauts pour stabiliser et améliorer les performances mécaniques.
  • Les poutres en lamellé collé : environ 99% de lamelles en bois massif collées dans le même sens des fibres, permettant des portées souvent supérieures (par rapport au bois massif, jusqu’à 40 m).
  • Les bois composites : de 70 % (pleins en résine PE) à moins de 55% (alvéolaires en résine PVC) de fibres de bois.
  • L’OSB (Oriented Stranded Board): environ 95% de bois. Panneau de copeaux de bois orientés dans des directions spécifiques. Matériau de construction apprécié pour son excellent ratio performances / coût par rapport à d’autres matériaux.
  • Les panneaux de particules : environ 88% de bois sont peu utilisés dans la construction, plus dans le meuble et l’agencement (cuisine, salle de bains), du fait de leur moindre résistance mécanique et leur susceptibilité à l’humidité.

    Source : traitons-du-bois.com

Quel bois reconstitué privilégier ?

Les panneaux d’aggloméré et le MDF sont fabriqués à partir d’un mélange de copeaux de bois, parfois de fibre de lin, et de colle. Le tout est comprimé à très haute pression et à très haute température dans le cas du MDF. Jusque-là rien d’alarmant, le problème est que la colle utilisée contient généralement du formaldéhyde. En effet, plusieurs études ont montré que cette substance se libère du produit fini au travers d’éléments non finis. Par exemple : des trous ou accrocs occasionnés au panneau. Le problème est que le formaldéhyde est un gaz incolore et très nocif. En effet, il peut provoquer des maux de tête, des irritations cutanées, des irritations aux yeux et aux voies respiratoires …

gros plan sur panneau de bois dérivé
© Gadimat

Privilégier les résines naturelles et le bois massif

Nous vous conseillons donc de limiter l’utilisation de panneaux contenant du formaldéhyde. Afin de réaliser des projets en aggloméré, privilégier des panneaux de classe E1 voire si possible E0,5. Car ces derniers garantissent une teneur en formaldéhyde moindre. Vous pouvez également utiliser des panneaux à base de résine naturelle ou tout simplement des panneaux en bois. Autres alternatives : les panneaux hardboard ou en bois laminés contiennent généralement très peu voire pas du tout de colle. De cette manière la libération de formaldéhyde est faible ou nulle.

Ajouter une couche sur le panneau

Enfin sachez que les émissions de formaldéhyde peuvent être réduite de moitié, voire plus en ajoutant une couche de matière synthétique sur le panneau : laque ou plaquage. Attention cependant les peintures à base d’eau ne sont pas étanche à l’air et n’empêcheront donc pas les émissions. Evidemment renseignez-vous aussi sur la composition du matériau synthétique que vous souhaitez utiliser. Par exemple le PVC contient du phénolformadéhyde qui lui, a un effet irritant.

Bois massif et bois dérivés : quelles différences sur les émissions de formaldéhyde ?

Le taux de formaldéhyde selon les matériaux :

  • Bois massif : entre 0,6 et 1mg/100g
  • Les panneaux E1 en agglo non revêtu : 8mg/100g
  • Les panneaux E1 en MDF non revêtu : 8mg/100g
  • Les panneaux E1 en OSB : 8mg/100g
  • Les panneaux E0.5 en agglo non revêtu : 4mg/100g
  • Les panneaux E0.5 en MDF non revêtu : 5mg/100g
  • Les panneaux E0.5 en OSB : 4mg/100g

Les matériaux permettant de bloquer les émissions de formaldéhyde :

  • Peinture acrylique et placage en bois bloquent moins de 50 % des émissions.
  • Feuille de mélamine et le revêtement PVC bloquent plus de 90 % des émissions.

En résumé pour votre bien, celui de vos clients et bien entendu celui de l’environnement ces matériaux dérivés du bois, bien que très pratiques, ne sont pas à privilégier. Cependant vous pouvez faire en sorte d’utiliser des matériaux au maximum naturels. A base de bois uniquement par exemple, sans ajout, ou moindre, de colle ou autre produit synthétiques (les panneaux en lamellé collé peuvent être une bonne option avec leur composition à 99% de bois), ou bien à base de résine naturelle par exemple. Vous pouvez également vous referez à la certification CTB Air+. Cette dernière atteste de la teneur en formaldéhyde des panneaux à base de bois destinés aussi bien à la construction qu’à l’ameublement afin de vous y retrouver. Cela vous permettra de mieux choisir vos panneaux de bois reconstitué pour un impact minimiser sur l’environnement !